C'est l'histoire d'une trêve que j'avais demandée
C'est l'histoire d'un soleil que j'avais espéré
C'est l'histoire d'un amour que je croyais vivant
C'est l'histoire d'un beau jour que moi petit enfant
Je voulais très heureux pour toute la planète
Je voulais, j'espérais que la paix règne en maître
En ce soir de Noël, mais tout a continué
Mais tout a continué, mais tout a continué
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Vieux Bazar Grec
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«Rien ne se fait sans un peu d'enthousiasme.»
VOLTAIRE
Tout le monde part, nulle part, sans vraiment savoir où aller, Tout le monde court, toujours, mais après quoi,personne ne sait, Tout le monde ment, et rêve en noir et blanc, les yeux fermés, D'un ciel plus bleu ,des milliards de gens sur terre, Personne pour te dire ce qu'il faut faire,Te demander pourquoi tu pleures, pourquoi tu ris, Les poings serrés au fond de tes poches, l'esprit ailleurs, Tu trouves que tout l'monde a l'air moche, Arrete de crier au secours, crie, Tout l'monde fuit, s'enfuit et puis te parle de remords, Tout l'monde croit n'importe quoi, n'importe qui à tort, Et tout l'monde triche, veut être riche, pour avoir plus encore, A quoi sert d'être le plus fort, crie ton amour, Prends tous les sens interdits, va où tu veux, et là où ça te semble beau, Vis tes envies, donne ton avis, ça n'est qu'un jeu, Il te suffit d'être toi, pour avoir tout ce que tu veux..Tu vois le monde n'est pas si moche, Arrete de crier au secours, crie que tu est la plus heureuse.
J eunesse complètement décallée, abrutie par des rêves stéréotypés et un environnement corrompu. Perdu dans l'atmosphère assourdissante et enfumée, assis sur une banquette tachée, face a une table nappée, Black label & Krug dessus, on jouit de toute l'insouciance causée par tous les artifices de la nuit. Murati au bec, Zadig en haut, Voltaire en bas, sourire au coin, on sue l'arrogance et l'autosatisfaction. Petit complètement déconnecté du monde. Trop de coca dans ton sky, trop de beats dans les tympans, trop d'orgueil dans ton regard. La folie s'installe, et toute la raison t'abandonne.. Prisonnier d'un idéal utopique, espérant sans relache d'accomplir un impossible, tes rêves indécents te rongent et te détruisent. Toute une vie cloitrée entre le cynisme d'une société cruelle et d'une faune violemment hypocrite, dont le seul but apparent est d'instaurer une létargie pesante et ettoufante. Salopards d'un coté, petites connes de l'autre, le tout résumé dans un carré vip morne qui suinte le mauvais gout et la vulgarité. On vit comme des cons. On mange, on dort, on baise, on sort. Encore et encore. Et encore... Chaque jour est l'inconsciente répétition du précédent : on mange autre chose, on dort mieux, on baise quelqu'un d'autre, on sort ailleurs. Mais c'est pareil, sans but, sans intérêt. On continue, on se fixe des objectifs factices. Pouvoir. Fric. Gosses. On se défonce à les réaliser. Soit on ne les réalise jamais et on est frustrés pour l'éternité, soit on y parvient et on se rend compte qu'on s'en fout. Et puis on crève. Et la boucle est bouclée. Quand on se rend compte de ça, on a singulièrement envie de boucler la boucle immédiatement, pour ne pas lutter en vain, pour déjouer la fatalité, pour sortir du piège. Mais on a peur. De l'inconnu. Du pire. Et puis qu'on le veuille ou non, on attend toujours quelque chose.
Il faut rêver. C'est le plus important. Fiez vous à vos instincts. Souvenez vous, on était heureux quand on croyais au père noel, et on restait sage quand on craignais le père fouettard !